Go to Top

Biographie

A l’issue de mes études, droit et commerce à Bordeaux, je découvre l’univers de la vidéo grâce à un ami qui me permet de travailler sur un tournage à Bordeaux. 1987, je décide d’en faire mon métier et je pars à Paris. Le 1er mai 1988, j’intègre une société de production audiovisuelle en tant que factotum. Je découvre la diversité des activités et des métiers de la vidéo. avant de voler de mes propres ailes un an plus tard. Intermittent du spectacle, je participe ensuite à des tournages institutionnels, captations de spectacles, concerts et autres festivals. D’abord assistant opérateur et éclairagiste sous la tutelle de chefs opérateurs, les circonstances et les opportunités m’amènent à devenir cadreur, puis j’apprends le montage et me consacre ensuite à la réalisation tout en continuant à tourner. A partir de 1992, je deviens cadreur, je vais travailler pour Citroën, Les Guignols de L’Info et le PMU.

icone oeil

En 1995, nous créons, des amis et moi, un collectif baptisé Les Copyrates. Nous contribuons aux premières diffusions de Télé Bocal, la première télé de quartier en France, dans le 20ème arrondissement à Paris. Nous tournons quelques courts métrages et nous enregistrons de nombreuses captations de concerts. Nous allons officier pendant 2 ans. De 1995 à 1997, Les Copyrates vont courir, échanger, tourner, monter, débattre, raconter, diffuser. C’est ainsi que la première télévision de quartier à Paris va voir le jour, dans le 20ème arrondissement : Télé Bocal qui organise alors des diffusions dans des lieux publics et associatifs.

icone oeil

A partir de 1995, j’élabore et réalise principalement des bandes annonces pour la télévision par satellite. Dans un premier temps, je rejoins Canal Multithématiques puis, suivant la proposition de mon responsable de service qui en prend la direction, j’intègre le service d’autopromotion des chaînes cinéma du groupe TPS en janvier 1997. Je resterai fidèle au groupe TPS pendant ses 10 ans d’existence, jusqu’à son rachat en 2007. A ce moment là, je décide de retourner en province et de me consacrer à la vidéo dans ma région.

icone oeil

En 1999, je m’achète ma première caméra numérique et je décide de tourner un documentaire ambitieux sur le passage à l’an 2000. Pendant un an, du 01 juillet 1999 au 30 juin 2000, je serai chaque jour témoin avec ma caméra de ce qui se passe autour de moi. J’ai toujours les 180 heures d’images, une partie seulement a été numérisée.

Mon travail personnel de vidéaste aujourd’hui se concentre sur l’ordinaire, principalement les gens ordinaires, et l’univers numérique en tant qu’outil de diffusion. J’essaie d’exprimer le cœur de ce qui nous constitue, nous les humains, souvent ce qui nous tient le plus à cœur. Pourrait-on dire que cela consiste à essayer de magnifier l’ordinaire, de lui donner une dimension qui, justement, le sort de la banalité, l’éclaire d’une autre manière. Il me semble que je cherche l’extraordinaire, le merveilleux qui se cache en chacun de nous. J’essaie de mettre en lumière l’insignifiant, l’anonyme, les gens, leur sincérité, l’authenticité. Ce n’est pas un travail de documentariste, encore moins de journaliste Je prends le temps, de mettre à l’aise, de faire oublier la présence incongrue de la caméra. Conversations, échanges, je ne réalise pas d’interviews. Je fais en sorte que mon interlocuteur soit naturel,. J’utilise un matériel léger et discret. Témoin du présent, de mon époque, je raconte des histoires du quotidien des personnes que je côtoie et je partage avec eux des instants de rencontre. Après des années de bandes annonces au sein de services d’autopromotion de chaînes de cinéma, Ma réalisation est plutôt sobre. J’évite les effets, spéciaux ou pas. Éphémères comètes de l’univers publicitaire de l’image et artifices techniques, les effets ne servent qu’à éblouir, souvent maladroitement, le spectateur. Les images sont un support de mes émotions, support dont je maitrise le fonctionnement et qui me laisse suffisamment de liberté pour créer. Je suis loin d’être  un artiste, encore moins journaliste, je ne suis pas technicien, quoique ? ni reporter, je suis juste un restituteur.

icone oeil

En 1987, une équipe légère se composait, au minimum, d’un réalisateur, d’un chef opérateur, d’un ingénieur du son et d’un assistant qui s’occupait de la caméra, de la lumière et éventuellement de la machinerie. J’ai été cet assistant, au début, un peu plus de 2 ans, sur de nombreux tournages de films institutionnels. En 2014, on peut faire un film seul.

 

Biographie Expérience